Plumettes

Bérénice nous donne son avis sur le body positive

15 août 2019

Première question et non des moindres : est-ce que tu aimes ton corps ?
Pas tous les jours autant ou de la même façon, mais oui. Je ne le considère pas comme un acquis, mais comme un ami dont j’ai dû apprendre à connaître les points forts, les faiblesses, et à qui je dois respect et bienveillance pour m’y sentir bien le plus longtemps possible.
Le yoga m’as beaucoup appris, être humble et bienveillante surtout, le bien être mental et physique sont bien plus liés qu’on le crois.

As-tu souffert de complexes ?
Ma taille peut être ! Ma maman est depuis toujours ma première source d’inspiration, je l’admire et la respecte énormément. C’est elle qui m’as transmis sa passion pour la mode, la beauté d’un vêtement parfaitement coupé…
Ayant été mannequin, elle est d’une morphologie grande et fine. À la fin de l’adolescence quand j’ai compris que je serais un peu plus petite qu’elle, ça a été difficile. Les nombreuses réponses négatives des castings « profil intéressant mais trop petite », forcément, n’ont pas aidé.
Je ne considère pas cela comme un complexe mais une déception que j’ai aujourd’hui surmontée et acceptée.

Que penses-tu du body positive ?
C’est un grand pas en avant. On ne veut plus seulement voir l’image de la fille parfaite : mince, toujours bien habillée, joyeuse … on veut pouvoir s’identifier à des modèles qui ne sont ni plus ni moins des être humains, sensibles, avec leurs points forts et faiblesses.
Oui, une femme mince et sportive peut avoir de la cellulite et des boutons, être déprimée certains jours et passer la journée en pyjama.
Oui, une fille qui fait du XXXL peut porter un bikini et être superbe.
Oui, une fille d’1,80m à le droit de porter des talons !
Le mouvement body positive a brisé la frontière entre l’image de la fille parfaite trop mise en avant et celle de la fille «réelle», souvent jugée pas assez intéressante pour être médiatisée.
Tout le monde a le droit et devrait pouvoir se sentir libre de s’habiller, pratiquer un sport, faire l’activité qu’il souhaite sans pour autant craindre les mauvais regards de personnes stupides à l’esprit fermé.
Le corps d’une personne ne définit pas qui elle est, ni dans sa tête ni dans son coeur.

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