Body Positive

D’où viennent les complexes ?

2 février 2021

Pour ce dossier sur les complexes, nous avons le plaisir d’ouvrir le bal avec une collaboration que nous affectionnons tout particulièrement : le magazine Within The Den.
Within The Den, c’est un web-magazine féminin dédié à l’empowerment et au développement personnel, mais aussi au bien-être du corps et de l’esprit et à tout ce qui peut toucher de près ou de loin à la femme dans son environnement sociétal actuel. Avant tout, WTD s’appuie sur une bande de filles bien déterminées à faire porter leur voix !
Dans le tout premier article de ce dossier, Balkis, la fondatrice du magazine, nous éclaire sur l’origine des complexes et ses racines profondes dans l’inconscient des femmes.
N’hésitez pas à visiter son site ici pour en savoir plus et rejoindre la team #WTD !

Les complexes. Ces rejets et ces hontes que l’on traîne depuis l’enfance sans vraiment savoir pourquoi. Mais qui leur a ouvert la porte ? L’a-t-on forcé ? Qu’est-ce-qui fait que du jour au lendemain, tu ne souhaites plus te montrer en short, tu n’aimes plus ton nom de famille ou ton nez ? 

Tant de questionnements auxquels nous allons tenter d’apporter une réponse aujourd’hui. Car c’est en allant à la source d’un problème que l’on peut s’en défaire.

“Miroir mon beau miroir, dis moi qui est la plus belle ?”

Femme devant un miroir, regardant ses complexes
Instagram : @mademoisellemodeuse

Tu te souviens de cette phrase ?

Au cas où tu n’aurais jamais vu Blanche-Neige et les septs nains, cette réplique est dite par la reine-sorcière afin de savoir qui dans le royaume est plus belle qu’elle. 

Tu me diras : où est le rapport avec notre sujet du jour ? Et bien c’est très simple, on nous montre depuis petit.e que l’apparence joue un rôle majeur dans nos vies. Cette reine-sorcière, qui n’est d’autre que la belle-mère de Blanche-Neige, est prête à tuer sa belle fille pour rester la plus belle. T’imagines l’image que ça renvoie à un gosse ? 

Entre la beauté de Blanche-Neige qui a failli lui coûter la vie, les médias qui parlent sans cesse de régimes, les défilés de haute-couture qui ne représentent que des femmes minces voire maigres et les magazines qui ne shootent que des personnes aux corps normés (on y arrive tout de suite), on ne sait vraiment plus où donner de la tête. Des complexes ? En veux-tu en voilà, comme on dit. 

À force de voir le même type de corps célébré par la société, on l’intègre comme étant une “norme”. Un moule dans lequel tu dois rentrer, sinon t’es pas normal.e. 

Tout blâmer sur les médias, ça serait trop facile. Car l’entourage a aussi sa part de responsabilité (parfois inconsciente). Quand ta mère te voit petit.e en train de vivre ta best life à manger x ou y truc et te dit “arrête de manger ça, tu vas grossir!” sur un ton qui ne peut qu’être interprété négativement, et bien elle fait partie du problème. 

Ce que ton cerveau d’enfant imprime est “manger=grossir=c’est horrible” et c’est comme ça que l’on dit bonjour aux TCA ! Mais ça, c’est encore un autre sujet. 

C’est donc un cercle vicieux, ils ont totalement intégré les codes de la société et les projettent donc sur toi. Le physique c’est hyper important, askip.

Écrire ça en 2021, en étant pleinement consciente du rôle de ces injonctions, c’est assez délirant. Maintenant, ça me parait complètement fou : “comment peut-on tomber dans le piège?”. Sauf que quand tu es en plein dedans et que c’est tout ce que tu consommes, tu n’as même pas encore conscience qu’une alternative (le body positivisme, hello) existe. 

Malgré tout, encore aujourd’hui, il est extrêmement dur de se défaire des diktats de la société. Car justement, on a baigné dedans tellement longtemps que le cerveau en est encore fripé.

Se déconstruire

Instagram : @inespoir__

Maintenant qu’on a établi les bases, concrètement, on s’en défait comment de ces complexes ? Ma réponse risque d’être surprenante mais.. on ne s’en défait jamais totalement. 

En gros, c’est comme le bonheur. On ne peut pas être heureux h24, tout le temps, toutes les secondes. Mais c’est justement lorsque l’on accepte cette vérité, qu’on accepte qu’avoir des moments de down fait partie du jeu, que l’on est at peace.

Et bien là, c’est pareil. Il y a des moments où tu vas te sentir comme la baddest des bitch, la plus fraîche, et des moments où tu vas juste être dépité.e par un petit truc que toi seul.e vois. Le tout, c’est d’accepter ces changements et ces fluctuations. Tout comme notre personnalité et nos humeurs, tout change et évolue. 

Pour arriver à ce stade, il faut d’abord reconnaître ces complexes comme étant des constructions, des choses que l’on vous a inculquées et donc ne pas les prendre personnellement. Ce que les gens te disent, n’en fais pas une affaire personnelle puisque tu n’y es en rien impliquée. Il faut switcher la manière dont tu vois la critique (qui pousse au complexe) afin d’être encore une fois, at peace.

Prendre conscience de ces choses aide énormément et même s’il y a des jours où tu ne seras pas au top de ta self-esteem (et c’est totalement ok, laisse toi ressentir les choses sans les refouler), tu auras conscience que tu n’es pas le problème, il n’y a absolument rien qui cloche avec ton corps, la forme de ton nez ou même ta couleur de cheveux, et que tu es bien plus que ça.

Si tu es complexée par ta poitrine, cet article t’intéressera sûrement.

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